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Risques professionnels comment les combattre ?

Selon les chiffres de l’Assurance-maladie publiés le 3 décembre dernier, les accidents du travail sont repartis à la hausse en 2018 : + 2,9%. Le BTP figure parmi les secteurs les plus touchés.

651 103 accidents du travail ont eu lieu en 2018. Un niveau historiquement bas puisque depuis cinq ans la sinistralité se maintient autour de 34 accidents pour 1000 salariés, contre 45 pour 1000 il y a vingt ans. Il n’empêche qu’en 2018, ils ont augmenté de 2,9%. Et parmi eux, 551 cas ont été mortels. L’Assurance-maladie précise par ailleurs que 50% du total des accidents sont dûs à des manipulations manuelles. 28%, à des chutes. Des risques que connaissent bien les acteurs du BTP, qui se situe dans le trio de tête des secteurs les plus touchés en compagnie du transport et de l’alimentation.

À Aquibat, un escape game pour prévenir les risques

Alors, comment faire pour réduire les risques liés au travail ? Depuis mars 2019, l’entreprise Coven propose une solution originale : un escape game. Dans leur version, des ouvriers doivent résoudre des énigmes liées à la prévention des risques sur les lieux de travail. Une énigme pour chaque risque, et Coven a intégré les 10 principaux dans son jeu : le risque électrique, l’amiante, la manutention, les nuisances sonores, l’incendie, les produits chimique, la chute de hauteur, le port des EPI (équipements de protection individuelle) et les risques routiers, notamment la conformité du véhicule et le téléphone au volant.

Avec ce jeu collectif, Coven souhaite notamment développer la vigilance partagée : que tout le monde puisse prendre connaissance des risques encourus par chacun. « Les énigmes sont les mêmes pour tout le monde, confirme Julie Cutillas, une des fondatrices de Coven. Par contre, à la fin de l’escape game, on fait un brief avec les salariés, on reprend les énigmes une par une et on s’adapte aux consignes de l’entreprise ». L’objectif de Coven s’est de « positiver » le message autour de la prévention : « Généralement, c’est vu comme une contrainte. C’est rébarbatif, c’est toujours le même power point qu’on nous passe dans une salle pas assez chauffée », s’amuse Julie. « Nous on veut que les gens passent un bon moment, qu’ils se souviennent de cet escape game comme de quelque chose de positif ».

La prévention, ça rapporte  

À l’OPPBTP aussi, on travaille à aider les entreprises dans la prévention des dangers. L’organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics est un organisme de branche qui dispose de 13 antennes partout en France, dont une en Nouvelle-Aquitaine, dirigée par Nicolas Tricard.

Dans un premier temps, l’OPPBTP se déplace sur les chantiers et dans les bureaux de l’entreprise afin d’analyser son fonctionnement. Une fois qu’un diagnostic est établi, il lui donne certaines préconisations. « Ces conseils vont viser à améliorer l’anticipation des besoins des ouvriers sur le chantier. Plus l’entreprise va anticiper les besoins, plus on va diminuer les risques d’accidents », affirme Nicolas Tricard. « On repense le travail, on améliore son organisation et forcément, on développe la rentabilité du chantier ».

Les arguments ne manquent pas pour convaincre les entreprises de se laisser aller à un petit diagnostic. Outre une meilleure organisation des chantiers et la meilleure image qui en découle, certaines directions réagissent également suite à un accident survenu dans l’entreprise. D’autres veulent s’assurer qu’elles respectent bien le code du travail et se servent de ces diagnostics comme des mises à jour bienvenues. Récemment l’OPPBTP a développé un nouvel argument : « Avec des cabinets d’experts, on a fait des études économiques sur 300 cas d’investissements dans la prévention, explique Nicolas Tricard. Elles nous ont prouvé que pour 1 euro investi, il y a un gain de 2,79 euros ».
La prévention a tout pour elle. Ne reste plus qu’à l’appliquer.